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LA BIBLE EST-ELLE VIOLENTE ?

La Bible est pleine de violences et de guerres. Voilà ce que l’on nous ressert systématiquement  quand on parle du christianisme et de l’Islam.Certes, le christianisme ne fait plus du tout l’actualité avec la violence, aujourd’hui. On compare la Bible et le Coran et on dira : « il y a de la violence partout et tout cela est dans le même sac ». Pour ce qui est du Coran, j’y reviendrai dans la prochaine vidéo : "Contradictions et violences dans le Coran" mais ici on va s’en tenir à la violence dans la Bible.

Voici la synthèse des arguments de réponse développés dans la vidéo de la série "Franc parler".

Je voudrais que l’on comprenne très simplement ici comment, s’il y a bien de la violence, de l’intolérance dans l’Ancien Testament, celles-ci disparaissent complétement dans le Nouveau Testament qui représente la plénitude de la révélation chrétienne et de la loi chrétienne.
Voilà ce que je voudrais que l’on comprenne. Certes, je n’ai pas l’intention de rejeter l’Ancien Testament comme une coquille vide, sans intérêt pas plus que de séparer le Nouveau de l’Ancien Testament mais quand même, s’il y a l’Ancien et le Nouveau, c’est qu’il y a quand même une différence.
Il y a une énorme évolution entre les deux, voire même une révolution qui arrive à l’abolition pure et simple de toutes formes de violences et d’intolérances pour les chrétiens.

Comment comprendre cette évolution ?

Je m’inspirerai simplement du langage de la Bible qui parle de l’Histoire du peuple hébreu un peu comme un enfant avec son Père Dieu qui veut éduquer son enfant.
Tout démarre avec Abraham : c’est la petite enfance.
La petite enfance avec sa mentalité infantile d’un Dieu encore très flou, d’un Dieu Jupiter avec ses colères.
On a aussi la mentalité (qui existe encore aujourd’hui même chez des chrétiens) très maladroite du peuple d’Israël, très intolérante on n’avait pas inventé les droits de l’homme à l’époque et puis c’étaient les guerres de religions, dans les coutumes et voilà comment tout démarre avec cela et Dieu fait avec son petit enfant ce qu’Il peut et le petit enfant interprète tout cela à sa façon d’où évidemment tous les préceptes et les guerres que nous trouvons dans une grande partie de l’Ancien Testament : ce que j’appelle : « les pipis-cacas de l’enfance ».
Tout cela évolue quand même et l’enfant grandit et atteint l’adolescence (ce que nous trouvons encore dans l’Ancien Testament) et on sent déjà se dévoiler un visage d’amour et de tendresse de Dieu. Par exemple dans l’histoire du roi David qui a commis un adultère et un meurtre en plus, Il demande et reçoit le pardon de Dieu. Dieu est un Dieu qui pardonne et Dieu à travers toute cette Histoire de l’Ancien Testament qui aboutit au Nouveau Testament, Dieu dévoile un visage de tendresse et sa volonté de sauver l’humanité entière.

De l'enfance à la maturité

Voilà comment on peut comprendre l’Ancien Testament comme petite enfance relativement violente à l’âge adulte, la maturité.
Cet âge adulte nous le découvrons évidemment en Jésus-Christ, le fils qui nous révèle son père « qui m’a vu a vu le Père »et là disparaissent toutes formes de violence et d’intolérance et ne demeurent que la grande Loi de l’amour : aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même jusqu’à aimer nos ennemis.
Bien entendu Jésus abolit aussi la lapidation qui était présente dans la loi de Moïse.
Retenons et c’est cela l’essentiel que l’histoire de la révélation biblique et pour nous la révélation chrétienne est partie de l’enfance pour aboutir à la plénitude de la maturité de la révélation en Jésus qui abolie toutes formes de violence et d’intolérance.
De grâce, si vous voulez comprendre la vie d’un homme et ses enseignements, ne vous contenter pas d’en rester à son enfance : découvrez le dans sa maturité.
Découvrons donc la Bible et la révélation chrétienne dans sa pleine maturité en jésus et bien sur dans l’enseignement des apôtres à sa suite.
Je ne peux pas terminer sans répondre à ceux qui vont me brandir quelques versets du Nouveau Testament, des évangiles ou Jésus parle du glaive, de l’épée ou du tranchant. On nous brandit ce verset comme si Jésus lui-même avait fait cela  et avait envoyé ses apôtres en guerre. La mauvaise foi ou le ridicule ont tout de même des limites.
Quand on vous lit le contexte, il ne s’agit pas du tout de violences et d’un envoi en guerre de la part de Jésus mais au contraire, Jésus qui prévient ses disciples qu’ils auront à subir des persécutions. Ils auront à traverser bien des épreuves.
On aura plutôt, à encaisser le glaive et pas du tout à s’en servir.  Justement, nous avons encore deux passages et je termine ici  dans les Evangiles toujours où l’on voit des velléités de violence chez les apôtres, chez les disciples de Jésus.
D’abord Jacques et Jean dénommés « les fils du tonnerre », il devait être très zélés pour Jésus. A un moment, ils ont voulu foudroyer par le feu du ciel (un peu comme le prophète Elie dans l’Ancien Testament) un village de Samaritains qui refusaient d’accueillir Jésus. Jésus les a vertement réprimandé. Voilà une première réponse de Jésus face à la violence.
Nous connaissons tous le deuxième épisode au jardin des oliviers lorsque l’on arrête Jésus, Pierre dégaine son glaive et tranche l’oreille du serviteur  du grand prêtre. Jésus l’enjoint de rengainer son glaive en lui disant celui qui tire le glaive périra par le glaive.
Voilà, on ne peut pas être plus clair sur la condamnation de toute violence et d’intolérance dans les Evangiles et dans  tout le nouveau Testament.
Ceux qui nous disent qu’il y a encore de la violence, voire des préceptes de violence dans le Nouveau Testament sont vraiment de mauvaise foi car cela est contredit par la loi évangélique de l’amour, jusqu’à l’amour de nos ennemis.

 

 


Rendez vous dans notre prochaine vidéo : CONTRADICTIONS ET VIOLENCES DANS LE CORAN.